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Draco Malfoy et le roi des serpents

Bonjour,

Aujourd’hui je me lance dans ma première fanfiction. J’ai choisi l’univers d’Harry Potter car c’est une saga littéraire et cinématographique qui m’a vue grandir. Et j’ai grandi avec ses personnages et son histoire. Cette fanfiction va être en 3 tomes (peut-être 4) comme dit dans le résumé. Ce sont les 3 derniers tomes de la saga originale mais du point de vue de Draco (mon personnage préféré).

J’espère que ça va vous plaire, n’hésitez pas à me dire tout ce que vous en pensez (en bien ou en mal). Pour commencer voici le prologue qui se place à la fin du tome 4. Vous noterez que pour un souci de réalisme (enfin pour coller au plus près de l’histoire que JKR a magnifiquement écrite), le discours de Dumbledore est au mot près celui que JKR a écrit dans Harry Potter et la Coupe de feu.

Peut-être que ceux qui sont également sur Fanfiction ont déjà commencé à la lire mais je me suis dit pourquoi pas la poster également ici pour toucher plus de lecteurs !

Merci à Omicronn pour la correction !

Et également un grand merci à Moorwen pour la relecture, la correction et les avis !


Prologue

L’ambiance était à son apogée. Les gradins installés face à l’entrée du labyrinthe étaient remplis d’élèves, de professeurs, de parents et de journalistes venus assister à la troisième tâche du Tournoi des Trois Sorciers. Même si en l’occurrence, c’était en réalité le Tournoi des Quatre Sorciers. Potter ayant réussi, Merlin seul sait comment, à participer au tournoi malgré les nouvelles mesures qui interdisent les sorciers de moins de dix-sept ans de s’y inscrire.

Draco était assis au premier rang face à l’entrée du labyrinthe qui constituait l’ultime tâche du tournoi. Il était entouré des camarades de sa maison, Serpentard, et des élèves de Durmstrang, chacun s’époumonent pour son champion. Draco, lui, ne savait pas qui encourager de Diggory ou Krum. Tout ce qu’il savait, c’est qu’il ne voulait pas que Saint Potter s’en sorte une fois de plus avec les honneurs.

Le jeune homme se rappelait parfaitement de la première fois qu’il avait rencontré le célèbre Harry Potter. Même si sur le moment, il ne l’avait pas reconnu. C’était la veille de leur première rentrée à Poudlard, chez Madame Guipure. Il avait essayé de communiquer avec ce garçon aux cheveux en bataille, espérant pouvoir s’en faire un ami et ne plus être obligé de trainer avec ces deux abrutis de Crabbe et Goyle. Mais il avait fini par insulter le gardien des clés de l’école, le demi-géant Hagrid, et cela lui avait valu de se mettre à dos Potter.

Ce n’est qu’une fois dans le train qu’il avait appris que le garçon de la boutique de la couturière était le fameux Harry Potter, celui qui avait survécu au seigneur des ténèbres, le détruisant par la même occasion. Ils s’étaient de nouveau croisés dans le train où il s’était davantage enfoncé dans les insultes, s’attirant irrémédiablement la haine de Potter et de ses nouveaux amis : Weasley et Granger. En y repensant, il avait toujours un pincement au cœur. Si seulement, il avait réussi pour une fois à ne pas être un con arrogant, il aurait peut-être pu se faire d’autres amis. Des amis comme le trio d’or, et sa vie aurait peut-être eut une autre saveur. Mais voilà, cela faisait quatre ans qu’il jetait sa haine aux trois Gryffondors, et ces derniers le lui rendaient bien.

Les quatre concurrents étaient dans le labyrinthe depuis un bon moment. C’est alors que des étincelles rouges illuminèrent le ciel et, quelques minutes plus tard, les professeurs qui patrouillaient dans le labyrinthe en sortirent une fleur Delacour secouée et avec l’air perdu. Peu de temps après, c’est Viktor Krum qui fut ramené le regard vide. Il ne restait plus que les deux champions de Poudlard en lice pour la victoire.

Le temps sembla s’allonger au point de s’arrêter. Les spectateurs commençaient à s’impatienter, ne comprenant pas pourquoi cela prenait autant de temps aux deux finalistes.

Puis soudain, le bruit caractéristique d’un portoloin résonna. Les vivats explosèrent dans les gradins.

Draco, assis au premier rang, vit les deux corps impacter le sol devant l’entrée du labyrinthe. Potter, face contre terre, tenait d’une main le trophée et de l’autre le corps inerte de Diggory. Ce corps était anormalement rigide. Dumbledore s’approcha et retourna Potter sur le dos, lui faisant lâcher le trophée. Mais ce dernier restait désespérément cramponné au corps de Diggory.

– Il est revenu, murmura Potter. Voldemort est revenu.

– Qu’est-ce qu’il s’est passé ?

Seul Draco semblait avoir perçu l’échange entre Potter et le directeur de l’école.

Cornelius Fudge, ministre de la magie, parut soudainement livide, effaré.

– Mon Dieu ! Diggory ! murmura-t-il. Dumbledore ! Il est mort !

Ses paroles se répandirent, répétées par des murmures d’abord, puis des cris, des hurlements, qui s’élevèrent dans la nuit. “Il est mort !”, “Il est mort !”, “Cédric Diggory est mort.”

Le sang de Draco s’était figé dans ses veines. Glacé par ce que son cerveau commençait à comprendre, la mort de Diggory confirmant le murmure de Potter. Dans l’agitation des gradins, seul Draco semblait comprendre l’immensité de l’horreur de cette scène.

Le seigneur des ténèbres était bel et bien de retour, annonçant que les temps prochains allaient s’assombrir.

Peu à peu, les professeurs regroupèrent les élèves pour les évacuer et les ramener dans leur salle commune respective.

Les jours suivants, une ambiance morbide s’était abattue sur le château. Évidemment, les rumeurs s’étaient multipliées sur ce qui avait pu se passer le soir de la dernière tâche. Ce n’est qu’au banquet de fin d’année qu’ils eurent droit à la vérité.

Le professeur Dumbledore se leva. La Grande Salle, jusqu’ici moins bruyante que lors des autres banquets de fin d’année, devint totalement silencieuse.

– Voici donc venue la fin d’une autre année, dit Dumbledore.

Il s’interrompit et son regard s’arrêta sur la table des Poufsouffle. C’était la table qui avait été la plus discrète de toute la soirée et autour de laquelle on voyait les visages les plus tristes, les plus blafards.

– Il y a beaucoup de choses que je voudrais vous dire, ce soir, poursuivit Dumbledore. Mais je dois d’abord rendre hommage à un garçon de grande qualité qui aurait dû être ici – il fit un geste vers la table des Poufsouffle – pour partager ce banquet avec nous. Je vous demande de vous lever et de porter un toast en l’honneur de Cédric Diggory.

Draco parcourut la grande salle du regard. Tous les visages étaient fermés et sérieux, même à la table des Serpentard. Diggory était apprécié de toute l’école et c’était un vide qu’il laissait dans le coeur de chaque personne qu’il avait connue.

– Cédric incarnait de nombreuses qualités qui s’attachent à la maison Poufsouffle, poursuivit Dumbledore. C’était un ami loyal et généreux, il travaillait sans relâche et se montrait toujours fair-play. Sa mort vous a tous affectés, que vous l’ayez bien connu ou pas. Je pense donc que vous avez le droit de savoir ce qui s’est exactement passé.

Il y eut un instant de silence absolu. Une attente intenable durant laquelle personne n’osait parler ni même respirer.

– Cédric Diggory a été assassiné par Lord Voldemort.

Un murmure de panique parcourut la Grande Salle. Les élèves fixaient Dumbledore d’un air incrédule et terrifié. Parfaitement calme, Dumbledore attendit que le silence revienne.

– Le ministère de la Magie, reprit Dumbledore, ne souhaite pas que je vous donne cette information. Les parents de certains d’entre vous seront horrifiés d’apprendre que je l’ai fait – soit parce qu’ils ne croiront pas au retour de Lord Voldemort, soit parce qu’ils penseront que vous êtes trop jeunes pour que je vous dise une chose pareille. J’ai cependant la conviction que la vérité est généralement préférable au mensonge et que toute tentative de faire croire que Cédric Diggory est mort des suites d’un accident, ou à cause d’une erreur qu’il aurait commise, serait une insulte à sa mémoire.

Pétrifiés, épouvantés, tous les visages étaient tournés vers Dumbledore. Draco se pencha vers Crabbe et Goyle.

– Une fois chez vous, écrivez-moi pour me raconter la réaction de vos parents. S’ils sont nerveux ou s’ils ont un comportement étrange. Et soyez discret.

Il reporta son attention sur Dumbledore.

– Je ne peux évoquer la mort de Cédric Diggory sans citer le nom de quelqu’un d’autre, poursuivit Dumbledore. Je veux parler, bien sûr, de Harry Potter.

Il y eut comme un frémissement dans la Grande Salle lorsque les élèves tournèrent la tête vers Saint Potter, avant de reporter leur attention sur Dumbledore.

– Harry Potter a réussi à échapper à Lord Voldemort. Il a risqué sa propre vie pour ramener à Poudlard le corps de Cédric. Il a fait preuve, à tous égards, d’une bravoure que peu de sorciers ont su montrer face à Lord Voldemort et c’est pourquoi je veux à présent lui rendre hommage.

Dumbledore regarda Potter avec gravité et leva à nouveau son gobelet. Presque tout le monde l’imita dans la Grande Salle. Draco, lui, ne voulait pas rendre hommage à Potter qui avait encore – par on ne sait quel miracle – réussi à s’en tirer face au plus grand mage noir de tous les temps et qui, par la même occasion, avait gagné le tournoi et s’était attiré tous les honneurs. Bon nombre des élèves de Serpentard suivirent son exemple, quant aux autres, ils murmurèrent son nom comme ils avaient murmuré celui de Diggory et burent en son honneur.

Lorsque chacun se fut rassis, Dumbledore poursuivit :

– Le tournoi des Trois Sorciers avait pour ambition de favoriser le rapprochement et la compréhension entre les sorciers du monde entier. À la lumière de ce qui s’est passé – le retour de Voldemort –, de tels liens deviennent plus importants que jamais.

Dumbledore regarda Madame Maxime et Hagrid, Fleur Delacour et ses camarades de Beauxbâtons, puis Victor Krum et les élèves de Durmstrang assis à la table des Serpentard. Krum paraissait méfiant, presque effrayé, comme s’il s’attendait à ce que Dumbledore prononce des paroles sévères.

– Tous les invités présents dans cette salle, reprit Dumbledore en fixant les élèves de Durmstrang, seront toujours les bienvenus chaque fois qu’ils voudront revenir ici. Une fois de plus, je vous le répète à tous, maintenant que Lord Voldemort est de retour, l’union fera notre force, la division notre faiblesse. L’aptitude de Lord Voldemort à semer la discorde et la haine est considérable. Nous ne pourrons le combattre qu’en montrant une détermination tout aussi puissante, fondée sur l’amitié et la confiance. Les différences de langage et de culture ne sont rien si nous partageons les mêmes objectifs et si nous restons ouverts les uns aux autres. Je suis convaincu – et jamais je n’ai tant souhaité me tromper – que nous allons connaître une période sombre et difficile. Certains, dans cette salle, ont déjà eu à souffrir directement des agissements de Lord Voldemort. Les familles de nombre d’entre vous ont été déchirées à cause de lui. Il y a une semaine, un élève nous a été arraché. Souvenez-vous de Cédric. Si, un jour, vous avez à choisir entre le bien et la facilité, souvenez-vous de ce qui est arrivé à un garçon qui était bon, fraternel et courageux, simplement parce qu’il a croisé le chemin de Lord Voldemort. Souvenez-vous de Cedric Diggory.

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